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EPSP : les enseignants demandent à Tshibala de retirer sa lettre attribuant l’enseignement professionnel au ministère de la FPMA



L’intersyndicale des syndicats des enseignants de l’EPSP désapprouve une décision qui constitue, selon elle, une « offense au Chef de l’Etat et une immixtion dans les matières à compétence exclusive ».


« L’intersyndicale demande au Premier ministre de retirer sa lettre qui est irrégulière et crée un disfonctionnement du système éducatif de l’EPSP, un malaise social et perturbe le calendrier scolaire », a déclaré Jacques Lukuku Pidji, porte-parole de l’intersyndicale des syndicats des enseignants de l’EPSP, lors d’un point de presse ce vendredi 12 janvier, à Kinshasa.

Dans cette lettre, adressée le 2 janvier au ministre d’Etat chargé de la Fonction publique et aux ministres de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel et son collègue de la Formation professionnelle, Métiers et Artisanat, Bruno Tshibala a affirmé que l’enseignement professionnel ne peut être dissocié de la formation professionnelle. Ainsi, a-t-il estimé que « la gestion du Secrétariat général à l’enseignement technique et professionnel, son cadre organique, ses fonctionnaires et agents constitueraient désormais l’administration centrale et provinciale du ministère de la Formation professionnelle, Métiers et Artisanats. »

Pour l’intersyndicale de l’EPSP, une simple correspondance d’un Premier ministre ne peut pas abroger l’Ordonnance du président de la République du 10 juillet 2017 fixant les attributions des ministères et encore moins une loi en vigueur.

Jacques Lukuku, se référant à cette Ordonnance et de la loi cadre sur l’enseignement, défend que « l’enseignement technique est indissociable à l’enseignement professionnel mais ne va pas de pair avec la formation professionnelle qui est « tout mode de formation permettant aux jeunes qui n’ont pas encore une activité professionnelle, aux personnes en chômage ainsi qu’à toute personne exerçant une activité économique d’acquérir ou de développer des connaissances techniques et professionnelles générales en vue de l’exercice d’une profession, d’obtenir une profession ». Donc, non formelle.

Il a aussi précisé que l’enseignement secondaire comprend les secondaire général, les humanités générales, les humanités techniques et professionnelles.

« Interpréter autrement les dispositions contenues dans la loi cadre et dans l’ordonnance, précise Jacques Lukuku, constitue une offense au chef de l’Etat et une immixition dans les matières à compétence exclusive ».

En réponse aux injonctions du Premier ministre, le ministre de la Formation professionnelle, Métiers et Artisanats a demandé au ministre d’Etat et ses collègues d’envoyer des experts devant siéger dans une commission qu’il venait de créer. Le gouverneur intérimaire de Kinshasa, quant à lui, a enjoint ses collaborateurs d’assurer la stricte application de la lettre de Bruno Tshibala.

Ce qui, selon l’intersyndicale, n’est rien d’autre qu’un « abus de pouvoir ». Jacques Lukuku assure qu’au cas où le Premier ministre ne retirait pas sa lettre, l’intersyndicale va recourir à toutes les voies légales pour faire régner la norme.

bouclinfos.net

POLITIQUE 12-Janvier-2018


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